Perte d'exploitation à Arcachon : assurez votre activité contre les événements extrêmes

Pluie, canicule, feux de forêt, défaillance d'un client : quatre situations que votre contrat ne couvre probablement pas.

La garantie perte d'exploitation compense la baisse de chiffre d'affaires et les charges fixes d'une entreprise dont l'activité s'est arrêtée. Sur le Bassin d'Arcachon, l'été 2026 a révélé sa principale limite : dans la quasi-totalité des contrats, elle ne se déclenche que si les locaux assurés ont eux-mêmes subi un dommage matériel. Une évacuation préfectorale, un accès coupé ou une chute de fréquentation ne suffisent pas.

Comment fonctionne la garantie perte d'exploitation ?

La garantie perte d'exploitation indemnise la perte de marge brute, c'est-à-dire le chiffre d'affaires diminué des charges variables, ainsi que les frais supplémentaires engagés pour poursuivre l'activité. L'objectif est de replacer l'entreprise dans la situation financière qui aurait été la sienne sans le sinistre. Son déclencheur est toujours le même : un dommage matériel direct, couvert par le contrat dommages aux biens. Incendie, explosion, dégât des eaux, bris de machine, tempête, catastrophe naturelle, vandalisme.

Deux points que beaucoup de chefs d'entreprise du Bassin découvrent au moment du sinistre :

  • Un feu de forêt ne relève pas du régime des catastrophes naturelles en droit français. Aucun arrêté CatNat n'est publié à ce titre. Les dommages relèvent de la garantie incendie du contrat.

  • Sans dommage dans vos locaux, la garantie perte d'exploitation ne joue pas, même si l'activité s'est totalement arrêtée pendant plusieurs semaines.

Selon la chambre de commerce et d'industrie, environ 14 500 entreprises girondines étaient à l'arrêt fin juillet 2026, et Bercy estime à environ 130 000 le nombre de salariés empêchés de travailler. Une grande partie de ces entreprises n'avait subi aucun dommage matériel.

Voir nos sections sur l’assurance-crédit et les dirigeants d’entreprise.

Quatre situations mal couvertes, et les solutions qui existent

Excès de pluie pendant la saison

1

Le problème : une saison pluvieuse, une terrasse vide, un chantier à l'arrêt. Aucun dommage, donc aucune indemnisation au titre de la perte d'exploitation classique.

La solution : assurance paramétrique pluie. Un montant convenu à l'avance est versé dès qu'un seuil de précipitations est atteint sur le lieu et la période assurés, sans expertise et sous quelques jours.

Concerne en priorité : hébergements touristiques, campings, activités nautiques et de plein air, restaurateurs avec terrasse, artisans du bâtiment.


Canicule

2

Le problème : une chaleur qui vide une salle de restaurant, interrompt un chantier ou fait chuter la fréquentation d'un commerce.

La solution : assurance paramétrique température, sur le même principe, avec un seuil de déclenchement défini selon l'activité.

À savoir : environ 95 % des pertes économiques liées à la vague de chaleur de 2025 en Europe n'étaient couvertes par aucune assurance.


Perte indirecte après un feu de forêt

3

Le problème : évacuation sur ordre de la préfecture, accès coupé par un périmètre de sécurité, clientèle disparue pendant des semaines. Les locaux sont intacts, donc la garantie perte d'exploitation ne se déclenche pas.

La solution : couverture paramétrique perte d'exploitation, déclenchée par une baisse de fréquentation mesurée ou par le franchissement d'un seuil d'aléa, sans dommage matériel à prouver. Certains contrats comportent une clause d'impossibilité d'accès, mais son application dépend entièrement de sa rédaction exacte. Elle se vérifie contrat en main.


Faillite d'un fournisseur ou d'un client

4

Le problème : un fournisseur qui disparaît et bloque l'activité, ou un client professionnel qui dépose le bilan sans avoir payé ses factures.

La solution : assurance-crédit, qui couvre 70 à 95 % du montant de la créance en cas de défaillance avérée du débiteur, dans la limite d'un plafond fixé par client. Elle se souscrit avant l'impayé, jamais après.

Enjeu local : quand plusieurs milliers d'entreprises d'un même bassin économique sont fragilisées simultanément, le risque de défaillance en chaîne concerne aussi les entreprises qui n'ont subi aucun dommage.

En résumé

  • La garantie perte d'exploitation ne se déclenche, dans la quasi-totalité des contrats, qu'en cas de dommage matériel direct aux biens assurés.

  • Un feu de forêt ne relève pas du régime des catastrophes naturelles en France : il est traité au titre de la garantie incendie.

  • Une évacuation préfectorale ou un accès coupé sans dommage aux locaux n'ouvre pas droit à indemnisation, sauf clause spécifique d'impossibilité d'accès dont la rédaction doit être vérifiée.

  • Les couvertures paramétriques indemnisent sur le franchissement d'un seuil objectif, sans expertise ni preuve de dommage matériel.

  • L'assurance-crédit couvre 70 à 95 % d'une créance impayée en cas de défaillance avérée du client, et doit être souscrite avant l'impayé.

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